samedi 7 janvier 2012

Parigot, tête de veau ?




Mais où a donc été élevé le Parisien ?
Dans une grotte ? Dans un chenil ?

"Si je te dis que t'es tendu ! t'es tendu !! C'est pas à toi de dire je ne suis pas tendu !! Je te dis t'es tendu et puis c'est tout"

"Parisien du français, désignant toute personne vivant sur le sol Parisien de la ville de Paris city :) donc pas forcément né à Paris mais un être humain qui se déplace et vit des émotions sur ce territoire" selon la définition du Larousse de Lison-Lisette. Le Parisien est aussi une des rares espèce pas en voie d'extinction et que l'on a naturellement pas envie de protéger, muhaha.

Où ? et surtout depuis quand a t'il perdu son humanité ? (si toutefois il en a déjà eu une !!). Un peu de douceur dans ce monde de brutes mince alors !!! Je ne peux m'empêcher de me dire que lorsque je mets le pied dehors, je m'expose à la jungle urbaine et je ne rentrerai peut être pas vivante dans quelques heures héhé. Non mais c'est vrai sans blagues, pas plus tard qu'il y a 2 heures 35 minutes et 6 secondes, 1 piéton se sentant agressé par un automobiliste pressé, (ben oui parce que le parisien est constamment pressé même le week end, il vaut mieux écraser un semblable que louper la finale de foot sur TFcons heu..TF1) se met à hurler en pleine rue, l'autre klaxonnant, la bagarre n'était pas loin. L'autre jour, j'ai même assisté à un vrai combat de louves rue de Rivoli... 2 mères se sont littéralement sautées à la gorge et même pas pour sauver un de leurs poulbots mais parce que l'une d'entre elles avait malencontreusement donner un coup de roue (de poussette) léger dans le pied de l'autre. Alors là comme ça et devant une foule comme à l'habitude massive elles se sont mises à se battre, l'une devant son marmot de 1 an dans la poussette, l'autre devant sa fille de 5 ans, se tirant les cheveux comme dans la cour d'école. Jolie la leçon de vie: "Tu vois ma môman elle a tiré kré kré fort lé sseveux de l'autre madôme, et l'autre môdame a essayé déstranguler ma moman à moi.." Impossible de les séparer et ironie du sort...ce sont des hommes qui ont tentés d'arrêter le massacre, ben oui hein mais désolé les hommes sont en général plus portés sur la castagne que les nanas, tout ça a bien changé aujourd'hui. La solution finale, si je puis dire, a été le lancé d'eau pour diviser et calmer les hyènes en furie. A côté de cela, je me demande pourquoi ai-je tant voulue abandonner "la douceur angevine" tsss! Allez là un peu de gentillesse, de sens moral, de politesse, de cool attitude, de chic verbal ne ferait de mal à personne ! Le parisien est "tendu comme une crampe", "comme un string", "comme un arc" so "Peace and love brothers and sisters" & "Make love not war" et comme Jésus a dit "Aime ton prochain"..ou du moins essaies Man.

You fucked my life ?


"Une vie meilleure", mmmh le réalisateur aurait pu donner comme titre "Une vie bien pire" que ça ne m'aurait même pas dérangée une seconde, juste un peu moins vendeur comme accroche on va dire. Et ben c'est pas folichon, folichon tout ça. Enfin, que l'on se comprenne bien, très bon film, d'une cruelle réalité mais bon. Je peux difficilement le qualifier de "beau", de "grandiose" ou bien encore de "majestueux" mais il est pragmatique, bouleversant, et Guillaume Canet et Leïla Bekhti réalisent une réelle performance tout au long de ces 2 heures. Je savais que le thème du film ne faisait pas rêver à la base, mais avec ma petite naïveté je me pointe au guichet et demande une place pour "Une vie ensemble"...heu "Une vie meilleure pardon", parfois j'ai des pointes d'optimisme ;). Pour la faire courte: le surendettement, c'est le thème du film. Vous savez ce terme qui a soudainement été remis sur la table médiatique aux Etats Unis en 2007 lors de la crise des subprimes liées au logement. Ce fléau qui nous touche tous à plus ou moins grande échelle, certes, et pour quelques chanceux bien nés, point du tout, mais qui touchent surtout plusieurs millions de personnes en France (et dans le monde n'en parlons pas). "Prêter, prêter, prêter plus pour faire crever plus", c'est un peu ça la devise des prêts à la consommation, Sofinco, Cofidis, Empruntis.com, et autres "merdes en barre" qui nous sont offertes avec des taux d'intérêts ahurissants. En gros, le scénario du film c'est un peu: n'ait pas de projets trop ambitieux, ne sois pas si optimiste SI tu n'as aucuns ronds, thunes, blé, flouze, maille, pognon, cash...plus communément "argent" car cela va forcément courir à la catastrophe, et là c'est la longue, très loooooooongue descente aux enfers qui commence, même si tu pensais déjà y être..en enfer. Alors désespérément le spectateur que tu es s'accroche au film comme s'agrippant à une branche accrochée à une énorme falaise qui s'effrite. Tu y crois, tu y crois à cette "jolie fin" que le monde du cinéma sait si bien (ou mal) nous offrir, tu te dis que de toute façon tout ne peut pas être si noir et puis tu comprends alors que quand tu es vraiment au fond du gouffre presque plus rien ne peut être pire. Alors tu commences à percevoir quelques notes positives dans des éclats de rire, des engueulades beau-père/fils, et tout simplement tu te dis que l'amour quand tu es vraiment dans la merde, et ben c'est tout ce qu'il reste. Mais Wouaow c'est une sacrée baffe que tu te prends. Sommes nous parfois prêts à "investir" beaucoup trop pour avoir cette "vie meilleure"? Mesurons nous tous les sacrifices qu'il faudra faire pour atteindre notre objectif final ? Loin de moi l'idée de vous déprimer par ce post, au contraire, j'ai envie de te crier oui! soyons ambitieux, soyons créatifs, croyons en nos rêves, en des lendemains plus chantants, peut être que tous les éléments de la vie joueront en notre faveur ou pas pour faire concourir à une fin qui pourrait nous satisfaire, prenons des risques en essayant d'avoir la mesure de toutes les conséquences et surtout si épreuves il y a restons intègres et soyons plus fort que tout...